vendredi 11 juin 2010

Le bus de Rosa Parks

Adrienne :  


Au musée Henry Ford, nous avons vu le bus dans lequel Rosa Parks a voyagé un jour de décembre 1955. 
Nous avons pu monter dedans.
Je me suis même assise à sa place !

Rosa Parks avait la peau noire et vivait dans le sud des Etats-Unis à l’époque de la ségrégation.
Dans le bus, les personnes dont la couleur de peau était blanche s’asseyaient à l’avant du bus, et les personnes dont la couleur de peau était noire s’asseyaient à l’arrière.
Quand toutes les places étaient occupées à l’avant, les Noirs devaient laisser leur place.

Cela s’est passé à Montgomery, la capitale de l’Alabama. Rosa Parks rentrait du travail.
Elle est montée dans le bus et s'est assise à une place prévue pour les Noirs. Plus tard, une personne de peau blanche est montée et n'a pas pu s'asseoir. Le chauffeur du bus a demandé à Rosa Parks, ainsi qu’à deux autres personnes, de se lever parce que dans un rang il ne devait pas y avoir des Noirs et des Blancs côte à côte. Les deux autres laissèrent leur place. Rosa Parks refusa. Le chauffeur appela la police. Elle fut arrêtée et mise en prison. 


Grâce à l’argent d’une association, elle n'y resta que quelques heures. Beaucoup de gens qui étaient d’accord avec Rosa Parks et qui ne voulaient plus de la ségrégation, comme Martin Luther King Jr., qui était pasteur à Montgomery, boycottèrent tous les bus de Montgomery pendant plus d’un an !

Les gens s’organisèrent pour partager leur voiture, aller au travail en taxi, à pied ou à vélo.

Grâce à ce mouvement mené de manière non-violente, la ségrégation dans les bus a été déclarée illégale par la Cour Suprême des Etats-Unis.





jeudi 10 juin 2010

L'invention de la voiture




Octave :


Au musée Henry Ford, j’ai vu une sorte de vélo avec quatre roues et un moteur. Ca s’appelle un quadricycle. C’est l’ancêtre de la voiture. On les a d’abord appelées des automobiles. Le quadricycle a été fabriqué par Henry Ford. Il y avait un levier, pas un volant, pour l'orienter.

Ensuite, je suis monté avec papa, maman, Colombe et Adrienne dans une vieille automobile, une Overland. J’ai pris le volant, mais malheureusement, elle n’avançait pas. 


Colombe :

Dans Greenfield Village, nous avons fait un tour dans une voiture qui s’appelle une Model T. J’ai dit au chauffeur que j’aimerais bien qu’il n’y ait que des voitures comme ça dans Paris, qui sont jolies, confortables et qui roulent lentement. Lui m’a dit qu’il vaudrait mieux pas parce que les Model T fuient. Il y aurait des traces d’huile partout dans la rue.


Voici des images des premières chaînes d'assemblage de la modèle T, dont quinze millions d'exemplaires sont sortis des usines Ford. Aussi : des images promotionnelles pour vendre la voiture comme emblème de liberté. Le "fordisme" en 4'55'' :


mercredi 9 juin 2010

Motown

Adrienne :
Hier, nous sommes allés au musée de la Motown.


La Motown est une maison de disques qui a produit les albums des Jackson Five, de Diana Ross (et son groupe,"The Supremes"), de Stevie Wonder, de Marvin Gaye et de beaucoup d'autres groupes.




Cette maison de disques est née à Detroit, la capitale de l'automobile. Motown est la contraction de Motor Town (la ville moteur).


C'est drôle de franchir la porte d'un musée et d'entendre une chanson des Jackson Five. Le musée est en fait la première maison de Berry Gordy, le fondateur de la Motown. Dans la salle à manger, les artistes, qui n'étaient pas encore des stars, mettaient eux-mêmes leurs disques dans les pochettes.


Nous avons pu découvrir l'histoire du label et nous avons même vu le chapeau et le gant de scène à paillettes de Michael Jackson. Il en avait fait don au musée, même si au moment de l'album Thriller il n'était plus sur le label Motown.


Le guide nous a emmenés au sous-sol, où se trouve le célèbre  Studio A, où Stevie Wonder et les Jackson Five ont enregistré certains de leurs hits les plus célèbres. 


Puis il nous a fait chanter des chansons des groupes de la Motown.


Il demandait des volontaires, mais comme il n y en avait pas beaucoup, il les a désignées.
Je n'étais pas volontaire, mais le guide m'a désignée pour chanter et faire les gestes de "Stop! In the Name of Love" (du groupe "The Supremes") avec Alice et une autre dame.  


Moi, j'étais Diana Ross !


Our favorite places in Detroit

Adrienne :- Kim's Produce
- the Henry Ford Museum

- Avalon bakery




Colombe : 
-  The Traffic Jam and Snug restaurant
-  The fountain in front of the DIA
Octave :
- Lafayette Park
- Greenfield Village
Alice :
- the Diego Rivera mural at the DIA

- the vegetable and community gardens


- R Hirt Jr. grocery store

- Leopold's Books

- the Detroit Film Theater

- Eastern Market

-Mies van der Rohe's townhouses and high-rise in Lafayette Park




















-the Fox Theater :

Cyril : 
- Goodwells Natural Food Markets (the pocket sandwich: in a whole wheat pita, a soy patty topped with baby spinach leaves, crisp romaine lettuce, fresh-sliced tomatoes and cucumbers with alfalfa sprouts and tofu sauce for ...4.50 $ !)




- The abandoned train station

- The lobby in the Maccabees Building

-the Art Deco skyscrapers in downtown Detroit






vendredi 4 juin 2010

Le monde entier aux chutes du Niagara

A mi-chemin entre Boston et Detroit, nous nous arrêtons aux chutes du Niagara.
Les Horseshoe Falls (chutes du fer à cheval), situées côté canadien, sont larges, bruyantes, et en cette journée ensoleillée, l'air est gorgé d'eau.

On ne survit que rarement à une chute à travers les chutes. Quelques casse-cou un peu fous ont tenté l'aventure, et quelques uns seulement en sont sortis indemnes, dont Annie Taylor, une veuve, ancienne maîtresse d'école qui n'avait pas de pension de retraite et qui pensait gagner un peu d'argent en racontant comment elle avait survécu à la descente des chutes du Niagara dans un tonneau (cf. photo ci-dessous)


Les mouettes, qui s'agglutinent sur une petîte île en amont de la cascade, semblent au courant, et luttent contre le vent pour ne pas être emportées.

Comme souvent dans les attractions touristiques, le site est un peu amoché par les galeries marchandes, les hôtels gratte-ciel qui proposent des chambres "fallsview", les funiculaires et vols en hélicoptère. Mais c'est un spectacle en soi d'observer les milliers de touristes, du monde entier, qui viennent voir cette merveille de la nature.

jeudi 3 juin 2010

100% Elvis

En route pour Detroit !
Nous partons en mini-van de location. 
Aller en train dans la capitale de l'automobile n'est pas possible - sauf pour le trajet Detroit-Chicago et Detroit-Cleveland, la ville n'est plus desservie par le rail depuis janvier 1988. 
Dommage: nous aurions bien aimé arriver dans la gare, belle comme une cathédrale.

photo : Jeremy Blakeslee

Le voyage, à travers la nouvelle Angleterre, puis le nord de l'Etat de New York, les Adirondacks, en passant par les chutes du Niagara et le sud de l'Ontario est quand même très agréable. Et quand on s'ennuie sur les highways, il y a la radio. 

Nous en découvrons une assez étonnante : "All Elvis". Elle ne passe que des chansons d'Elvis Presley ! Son slogan : "There have been 44 presidents, but only one king" ("Il y a eu 44 présidents, mais seulement un king").

Voici une de nos chansons préférées d'Elvis, Jailhouse Rock :






mercredi 2 juin 2010

Le bed and breakfast de Thoreau



Avant de quitter Boston, nous avions envie de nous promener autour de l'étang de Walden, à Concord. C'est là où Henry David Thoreau a tenu la chronique de sa vie dans les bois pendant deux ans, deux mois et deux jours.

En lisant les journaux, nous apprenons qu'il y a eu des inondations autour de Walden. Tous les sentiers de randonnée sont condamnés.

Arrivés à Concord, qui est aussi la ville où vivaient l'écrivain transcendentaliste Ralph Waldo Emerson et Louisa May Alcott (l'auteure de "Little Women", en français, "Les quatre filles du docteur March"), nous faisons une halte à la librairie. Dans les rayons nous sommes heureux de découvrir de nouvelles aventures de "Henry", les livres pour enfants inspirés de la vie de Thoreau que notre amie Aude nous avait conseillés ("Le voyage d'Henry", cf. la critique sur le site de Chemins Verts http://cheminsverts.org/spip.php?article7).

Là bas, clients et libraires nous dissuadent d'aller à Walden Pond à pied. Ce n'est pas prévu pour les piétons, il faut traverser une route très passante et dangereuse. Donc nous y allons en voiture. En chemin, nous voyons de très jolis community gardens, mais Concord, c'est surtout une banlieue prospère, avec des grandes maisons, et beaucoup de voitures qui circulent dans tous les sens (dont la nôtre, que nous venons de louer).

A hauteur de l'étang, nous entrons dans un parking avec distributeur de ticket - à 5 dollars la journée - et barrière filtrante. Il y a aussi une guérite qui vend des hot-dogs, une boutique de souvenirs et une chambre d'hôtes. Plutôt qu'un étang et une cabane dissimulés dans les bois, Walden est une plage !



La cabane de Thoreau, qu'il avait construite avec du bois de récupération, n'existe plus. Seul l'emplacement a été matérialisé, au bout d'un sentier (inaccessible à cause des inondations) dans les bois. A partir des descriptions dans "Walden", la Thoreau Society a reconstitué la petite maison près du parking : "Ten feet wide by fifteen feet long".

On peut entrer dans la pièce unique, s'asseoir sur une des trois chaises ("one for solitude, two for friendship, three for society") et s'imaginer la vie qu'a menée Thoreau dans sa thébaïde.


Sa retraite ne fut toutefois pas si solitaire qu'on se l'imagine généralement. Thoreau se rendait régulièrement à Concord pour voir ses amis écrivains et pour discuter avec les gens. Dans sa cabane, il reçut aussi de la visite : celle d'Emerson, qui lui avait prêté le terrain pour bâtir sa maison et cultiver ses légumes, celle d'un bûcheron canadien, ainsi qu'un esclave en fuite, à qui il accorda refuge.

"Walden", qui raconte sa vie simple dans les bois, et "La désobéissance civile", pamphlet dans lequel Thoreau explique pourquoi il refuse de verser l'impôt à un gouvernement fédéral qui cautionne l'esclavage dans le sud et mène la guerre au Mexique, inspirent aujourd'hui les objecteurs de croissance et les mouvements de lutte non-violente.

Nous vous recommandons ce texte, écrit par notre amie Yvette Bailly, du MAN (Mouvement pour une alternative non-violente). Elle raconte le parcours de Thoreau et explique la portée de son oeuvre, qui a notamment guidé l'action de Gandhi et de Martin Luther King Jr.
http://www.desobeissancecivile.org/thoreau.php

Quelqu'un est venu à vélo :