jeudi 8 juillet 2010

Our favorite places in Philadelphia

Alice :
- University City High School's Urban Garden
- Rittenhouse Square
- Powelton Village
- Capogiro Gelateria
- the Summer/Winter Community Garden


- the White Dog Café
-the organ at Macy's (ex-John Wanamaker)
- Clark Park
- the 30th Street Train Station



- the Philadelphia Museum of Art

Colombe :
- the tot-lot in Powelton Village
- Cherry Hill roller skating rink
- the Franklin Fountain




Adrienne:
-the Sky Bike at the Franklin Institute


- the West Philadelphia Community Center


- the Philadelphia Zoo
- the Constitution Center


Octave :
- The Giant Heart at the Franklin Institute


- Phanatic, the Phillies mascot


-the fountain at JFK Plaza




Cyril :
- Reading Terminal Market




- the skyline from Drexel Park


- the Continental diner

lundi 5 juillet 2010

Philadelphia Story

Quand on évoque Philadelphie, on ne pense pas spontanément au cinéma. Mais en se promenant dans les rues, on éprouve parfois un sentiment étrange de déja-vu. 

Voici quelques extraits de films qui expliquent pourquoi :

Trading Places ("Un fauteuil pour deux", 1983), avec Eddie Murphy, Dan Aykroyd, Jamie Lee Curtis, Don Ameche ...



Philadelphia (1993), avec Tom Hanks, Denzel Washington, Antonio Banderas, Jason Robards, Mary Steenburgen ...



Rocky (1976), avec Sylvester Stallone, Talia Shire ...
(des images filmées par un fan, sur un écran de télévision)


Philadelphia Story ("Indiscrétions", 1940):
Sauf dans le titre, on ne voit pas Philadelphie. Mais pour le plaisir de voir des scènes d'un film de George Cukor, avec Katharine Hepburn, Cary Grant, James Stewart :



Ont également été tournés à Philadelphie :

Pas de printemps pour Marnie (1964) d'Alfred Hitchcock, Blow Out (1981) de Brian De Palma, Witness (1985) de Peter Weir, Birdy (1984) d'Al Parker ...

Fourth of July



Hier, c'était le Fourth of July, la fête nationale des Etats-Unis.

A côté de la maison, il y avait un block party : les gens dansaient dans la rue.
Nous sommes aussi allés au tot-lot, le jardin autogéré de Powelton Village.

Courses en sac, sprints "à trois jambes" (three-legged race), pinata ... pour se rafraîchir, nous avons joué au concours du lancer de ballon d'eau (waterballoon), qui consiste à essayer de lancer ledit ballon le plus loin possible sans le faire éclater (il éclate tout le temps), suivi de la dégustation de sorbet red, white and blue (cerise-citron-myrtille), aux couleurs du drapeau.

Le soir, nous sommes descendus au parc, de notre côté des voies ferrées et de la rivière Schuylkill.
De là, il y a une vue imprenable sur le skyline de Philadelphie et les feux d'artifice. Verdict de Colombe : "Ce serait bien qu'il y ait plus souvent le Fourth of July et le quatorze juillet."

samedi 26 juin 2010

Intempéries


Après le très gros orage le soir de notre arrivée à Detroit, l'alerte à la tornade lors de notre séjour dans l'Indiana, nous vivons depuis une semaine dans la canicule à Philadelphie. Il fait entre 30 et 36 degrés celsius.


Avant hier, nous pensions qu'une averse allait rafraîchir l'atmosphère. Mais c'est une tempête qui a balayé la côte est des Etats-Unis. 


Elle a fait des dégâts : des arbres sont tombés sur des maisons, des câbles ont été arrachés, un clocher d'église s'est envolé. Dans notre quartier, plusieurs centaines de maisons sont restées sans électricité et le community center où vont les enfants a été plongé dans le noir.
Il ne rouvrira que lundi.

Quelques photos prises dans notre quartier (Powelton VillageWest Philadelphia) :










vendredi 25 juin 2010

Un potager américain à Paris

Alice : 
Une bonne nouvelle nous arrive de Paris : Taël, Nathalie, Sylvie, Florence et Fabienne, anciennes collègues et élues à la mairie de Paris, sont allées hier inaugurer un potager à l'ambassade des Etats-Unis à Paris.

Ce sont les élèves de l'école d'horticulture et du paysage de Paris, l'école Du Breuil, qui ont transformé un bout de pelouse en potager. Bravo !

Ici, aux Etats-Unis, où un gazon bien vert et bien tondu est encore synonyme de paysage civilisé, les initiatives pour transformer ces espaces stériles en potagers productifs restent marginales.

Un livre, Edible Estates, raconte ces métamorphoses, qui séduisent certains riverains. Ils peuvent d'ailleurs donner un coup de main - cf. la photo ci-dessus, qui montre la création d'un potager devant une maison à Baltimore.

D'autres peuvent être moins enthousiastes. Les voisins hostiles disent craindre la baisse de la valeur de leur bien immobilier !

Une famille de Pasadena, dans le sud de la Californie, est allée un peu plus loin.
Elle a transformé son pavillon en ferme urbaine.
Je vous recommande ce petit film (10 minutes, en anglais), qui raconte leur aventure :

lundi 21 juin 2010

Le T-shirt Thelonius Monk



Cyril porte de temps en temps un T-shirt avec le visage de Thelonius Monk. Rien de tel pour déclencher une conversation avec un fan - un flic de Detroit la semaine dernière, aujourd'hui le directeur du centre de loisirs où vont les enfants.


Tout à l'heure, en se promenant dans une rue de Powelton Village, un homme assis sur un banc de l'autre côté de la rue nous apostrophe.
"That Monk? "
Cyril confirme.
"You like that kind of music ?"
Et sans attendre la réponse, il mime un pianiste qui tape comme un damné sur les touches d'un clavier.
"That ain't music, that's cacophony !"
Il se bouche les oreilles, et part dans un énorme éclat de rire.

mercredi 16 juin 2010

Donora, le musée du smog


Au sud-est de Pittsburgh, nous continuons à faire route vers Philadelphie. Sur la route, nous voyons un panneau : Donora.

Comme Alice le raconte dans son livre (à paraître) sur les désastres environnementaux, Donora est, avant Londres en 1952, une des premières villes victimes du smog après la deuxième guerre mondiale.

Le smog ("smoke" - fumée - + "fog" - brouillard) est un phénomène qui conjugue temps froid, sans vent, et un air chargé en particules. C'est une sorte de brouillard de pollution, qui tombe comme une chape de plomb sur la population et qui rend malade. Pour les personnes fragiles, les personnes âgées, les enfants, ceux qui sont cardiaques ou atteints de maladies respiratoires, le smog peut tuer.

Selon les autorités sanitaires, entre le 27 et le 31 octobre 1948, la pollution de l'air à Donora, un cocktail toxique de monoxyde de carbone, de dioxyde de soufre et de poussières métalliques, a provoqué la mort de vingt personnes et en a rendu malade environ 7.000 (à peu près la moitié de la population).


Nous décidons de faire une halte dans cette vallée restée dans les annales.

Là, nous découvrons un petit musée ouvert en octobre 2008, à l'occasion du 60e anniversaire de la catastrophe. Nous avons aussi la chance de rencontrer Brian Charlton, prof au lycée de Donora, qui anime la société historique locale, et qui nous raconte ses recherches sur la vie quotidienne du temps des usines American Steel and Wire et U.S. Steel, qui fabriquaient de l'acier et du zinc pour une économie en pleine expansion.

En échange de l'envoi du documentaire co-écrit par Alice pour la télévision française, il nous confie un film qui recueille les témoignages de vingt-cinq habitants de Donora. En 1948 ils étaient pompiers,  commerçants, ouvriers de l'usine ou lycéens. Comme dans les autres cas de désastres environnementaux provoqués par l'industrie, ils hésitent entre la dénonciation des responsables de la pollution et la nostalgie pour une époque de plein emploi.

Surtout, ils racontent une époque où la conscience des questions de santé publique et d'environnement était quasi-inexistante. Plusieurs témoins le reconnaissent : la poussière de l'usine se déposait partout, l'herbe et les arbres ne poussaient plus sur les talus.

Les habitants avaient l'habitude de tousser et d'avoir les yeux qui piquent. Mais comme ils se disaient qu'ils avaient de la chance d'avoir un toit sur la tête et quelque chose à mettre sur la table pour nourrir leurs enfants, ils ne se plaignaient pas.